Voici venu le point d’étape de début d’année 2018. Et quelle étape…

Suite à ma première expérience de suivi par un praticien naturopathe en novembre dernier, j’ai appliqué strictement le régime prescrit pendant un bon mois :

  • Aucun gluten ni produit laitier, pas de maïs
  • Des apports en glucides très limités (moins de 100 grammes par jour) : consommation d’alcool quasi inexistante, nombre de fruits réduit (pris en début de repas ou éloignés du reste lorsque ingérés), quantités de céréales drastiquement diminuées, préférence donnée aux légumes les moins glucidiques (légumes verts pour la plupart, moins de légumineuses, moins de cucurbitacées…)
  • Compléments alimentaires méthodiquement ingérés (mélange d’huiles essentielles assainissant pris par voie orale, complémentation intensive en magnésium, suppléments en flavonoïdes et omégas 3)
  • Un placard d’huiles alimentaires renouvelé (huile de cameline, huile d’inca inchi et huile de colza tout autant consommées que l’huile d’olive en salade ou l’huile de coco pour les cuissons, et ce afin de rééquilibrer mon ratio omégas 3-omégas 6), aliments lacto-fermentés (chou, radis, betterave) et algues (sous forme de tartare) régulièrement ajoutés à mon bol alimentaire, introduction des purées d’oléagineux
  • Jeûne intermittent 2 jours par semaine : pas de petit-déjeuner le lundi ni le mardi, pour laisser au système digestif le loisir de se reposer après les weekends – forcément un peu plus riches.

J’ai aussi été très attentive en parallèle à mon rythme de vie, encore plus précisément qu’auparavant :

  • Repos maximisé, oxygénation, exposition aux rayons du soleil hivernal
  • Horaires réguliers (repas, lever, coucher)
  • Exercice physique plus doux (yoga, marche et parfois course lente)
  • Ecoute du corps de manière générale : bâillements = coucher, satiété = arrêt du repas, langue chargée = nécessité de se détoxifier pendant quelques heures etc.

Je dois dire que le premier mois a été plutôt facile en termes de motivation : j’avais l’impression d’avoir enfin trouvé un moyen de guérir naturellement, je me sentais plutôt énergique, j’ai perdu 1 kg supplémentaire… mais assez difficile en termes de brouillard mental. Je me sentais encore souvent sous une « chape de plomb », sensation que l’on peut avoir après une insomnie ou un choc, récurrente et tenace. Mes analyses ne bougeaient pas d’un iota. La fatigue accumulée sur cette fin d’année se faisait également sentir.

Puis, j’ai eu un mini déclic : je n’ai soudainement plus eu mes règles. Ce qui ne m’a pas plu. Dans ma culture, c’est ce qu’on dit arriver aux anorexiques ! Et cela a coïncidé avec les fêtes de Noël durant lesquelles – même en ayant changé totalement de lifestyle vs Y-1 ou Y-2 – j’ai logiquement réintégré un peu plus de glucides « de bonne qualité ».

Mes règles sont alors revenues et avec elles l’envie d’être plus modérée. La clé étant en termes de santé – et j’en suis vraiment persuadée maintenant que je l’ai pleinement éprouvé – le ressenti. Je mange donc aujourd’hui beaucoup moins de sucres qu’il y a quelques mois (sous toutes ses formes) mais je reste tout de même très vigilante à ma consommation, j’ai identifié les signes de trop plein, d’addiction, de malaise et j’ai entièrement changé d’attitude vis à vis de mon corps. Je suis à son écoute. Je ne lutte pas contre lui… les barrières tombent.

Au même moment, j’ai lu avec grand intérêt La Méthode de France Guillain.

Son « miam’o fruits » (recette de petit déjeuner censé apporter quotidiennement au corps tous les nutriments essentiels au retour de la vitalité) m’a conquise. Ses bains dérivatifs (sous forme de bains de siège froids ou de poches de glace nomade) m’ont intriguée puisqu’ils prétendent lutter contre l’inflammation latente, dont je venais – au terme d’une longue et périlleuse enquête – d’être diagnostiquée.

Je décidai de tester ses préceptes avec discipline  : miam’o fruit 5 jours sur 7 – jeûne de petit-déjeuner le reste du temps, bains dérivatifs et soins à l’argile lorsque nécessaire (boutons, purification, en cataplasme pour un début de maux de gorge…). Voilà un nouveau mois que je suis dans cette phase de test avec enthousiasme, énergie, foi en la guérison et en la vie !

 

… Ne pas avoir d’idées préconçues. Essayer. Éprouver. Ressentir. Voilà ce que m’apprend tous les jours le combat contre la thyroïdite de Hashimoto. C’est une chance. Je réalise à quel point je n’en serai pas là si je n’avais pas découvert cette faille dans mon immunité.

Une quête du corps passionnante et sans fin. Sans règles fixes.

J’écoutais il y a quelques jours l’interview de la féministe Camille Emmanuelle par Lauren Bastide pour le podcast La Poudre.

Elle y installe la notion de « corps organique ». Qui se sent, qui se touche. A l’opposé d’une culture du corps si française, si intellectuelle, si pudique. Et en même temps émet des principes moraux durs, arrêtés sur certains sujets comme le port du voile ou la pratique des religions.

Je me suis rendue compte à cette occasion à quel point je suis attachée à la liberté de chacun face à ses ressentis, à son corps, à son mode de vie. A quel point je refuse les étiquettes, même sous le prétexte d’en dézinguer d’autres oldschool. A quel point je crois de plus en plus à l’importance de notre environnement dans nos opinions et nos comportements : dans quelle mesure il nous façonne. N’est-on pas en train de faire le lien entre certaines maladies dites « mentales » et des habitudes alimentaires et / ou des bactéries intestinales ?

Et si chacun faisait faisait faisait ce qui lui plaît plaît plaît… et si possible en accord avec la nature ?

 

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