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Jeûne hydrique et thyroïdite de Hashimoto, mon expérience à M+6

Cela fait bien longtemps que je n’ai rien posté ici. Pourtant les expériences n’ont pas manqué et leur partage semble nécessaire. A commencer par mon vécu du jeûne.

Après une période d’intense fatigue en début d’année 2018 doublée d’une rechute en termes d’analyses, fort décourageante au vu des efforts accomplis (TSH en hausse, anticorps qui ne régressent plus), je décide d’entreprendre un jeûne d’une semaine.

Cela faisait déjà un moment que j’entendais parler du jeûne – pour ses bienfaits santé mais aussi pour sa dimension psychologique de « recentrage », presque mystique. Les vidéos de Thierry Casasnovas sont entre autres unanimes à ce sujet : le jeûne peut nous sortir de bien des situations compliquées… J’ai par ailleurs toujours fortement apprécié les tables rases, propices à de nouveaux départs.

J’avais pratiqué le jeûne par deux fois, non encadrée. Par tranches de 2 jours accompagnées d’un jour de descente et d’un jour de reprise, au programme desquels j’alternais monodiète de pommes ou 100% fruits et légumes. C’était même devenu mon rituel d’après fêtes de fin d’année. Pour franchir le cap d’une pratique plus longue, je ressentais le besoin de faire partie d’un groupe et de suivre les conseils d’un professionnel.

Sur les recommandations d’une amie, mon compagnon et moi-même réservons un séjour d’une semaine aux Belles Humeurs, centre de jeûne et randonnée proche d’Albi, en mars dernier. Le cadre, extrêmement calme et naturel, en marge du petit village de Sieurac, nous séduit immédiatement et c’est accompagnés de 4 autres participants et coachés par Sandrine, la naturopathe maîtresse des lieux, que nous entamons la semaine comme suit : lever, verre de jus de légumes de « démarrage », randonnée matinale, eau et tisanes à volonté, sauna, soins disponibles sur place. J’ai pour ma part choisi d’essayer une séance de kinésiologie vers le milieu de la semaine, discipline qui agit sur la tonicité musculaire pour dénouer les blocages énergétiques – qui croit en une « mémoire du corps ».

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Il faut préciser que pour un jeûne dit hydrique (avec absorption de boissons) de cette durée, nous avions été préparés par une semaine de descente alimentaire à domicile (élimination progressive de la viande, des produits laitiers, des céréales, des légumineuses puis du solide pour terminer avec une journée de jus) et avons clôturé par une semaine de reprise alimentaire à notre retour de Sieurac (plus ou moins le même principe, dans le sens inverse).

Je dois dire que je vis extrêmement bien les premiers jours de jeûne : sereine, en forme et positive. Pleine d’entrain pour les randonnées en particulier (à chaque début de marche, une sensation de légèreté partagée par tous) et les conférences données par Sandrine chaque soir, sur un thème santé (le processus du jeûne, le sauna, la reprise alimentaire etc.). Les kilos défilent vite : -1 par jour. Mais je reprends tout pendant la semaine de reprise, pourtant composée à 100% de fruits et légumes – crus, cuits à la vapeur douce ou lacto-fermentés. Les besoins du corps ? Au fur et à mesure de la semaine, plus vraiment d’envie de boire : notre consommation de tisanes est divisée par 3. Et de vives douleurs à l’arrière des mollets, signes d’élimination des toxines. Il n’y a que le dernier jour qui est – pour moi – compliqué : telle une zombie, je visite Albi avec difficulté et suis sujette à des accès de colère, la veille. J’atteins mes limites. Ou est-ce psychologiquement que la reprise approche ?

Nous rentrons émerveillés par l’expérience en elle-même et par la redécouverte de la nourriture, de nos corps, de la force intérieure de l’humain. Si nous sommes capables de fonctionner (et comment ! Avec forme physique et clarté mentale) une semaine entière sans manger, on peut tout entreprendre, pas vrai ?

A M+6 je dois dire que le jeûne a fait bouger beaucoup de chose dans ma vie, dans nos vies :

  • au quotidien, une conscience accrue de ce que nous faisons de non physiologique – à savoir toutes ces fois où nous ne respectons pas notre corps et ses rythmes, et il en faut : on ne va pas s’arrêter de vivre – et des tentatives de rééquilibrage en conséquence
  • un premier arrêt total du Levothyrox / gouttes pour moi à l’issue de la semaine
  • dans l’absolu, des changements importants tant sur le plan professionnel que personnel pour aller dans le sens d’une vie plus en accord avec la terre, l’harmonie, l’amour, rien que ça !

Récompensés par une grossesse quelques semaines plus tard (ce n’est pas ce que nous allions y chercher mais je suis certaine que cette purification profonde du père et de la mère y a participé), nous militons désormais pour que le jeûne ne reste pas un tournant historique de nos vies mais bien une habitude régulière de retour à l’essentiel. Enceinte, je ne me suis pas aventurée à re-jeûner et compte sur un nouveau break d’une semaine d’ici quelques mois pour récupérer après l’accouchement. Mon compagnon quant à lui prolonge l’expérience d’une journée hebdomadaire de jeûne sec.

L’enseignement le plus fondamental à mes yeux ? Nous sommes bien plus forts que ce que notre mental peut nous laisser penser…

Liberté chérie ! Loin des formules toutes faites pour lutter contre la thyroïdite de Hashimoto

Voici venu le point d’étape de début d’année 2018. Et quelle étape…

Suite à ma première expérience de suivi par un praticien naturopathe en novembre dernier, j’ai appliqué strictement le régime prescrit pendant un bon mois :

  • Aucun gluten ni produit laitier, pas de maïs
  • Des apports en glucides très limités (moins de 100 grammes par jour) : consommation d’alcool quasi inexistante, nombre de fruits réduit (pris en début de repas ou éloignés du reste lorsque ingérés), quantités de céréales drastiquement diminuées, préférence donnée aux légumes les moins glucidiques (légumes verts pour la plupart, moins de légumineuses, moins de cucurbitacées…)
  • Compléments alimentaires méthodiquement ingérés (mélange d’huiles essentielles assainissant pris par voie orale, complémentation intensive en magnésium, suppléments en flavonoïdes et omégas 3)
  • Un placard d’huiles alimentaires renouvelé (huile de cameline, huile d’inca inchi et huile de colza tout autant consommées que l’huile d’olive en salade ou l’huile de coco pour les cuissons, et ce afin de rééquilibrer mon ratio omégas 3-omégas 6), aliments lacto-fermentés (chou, radis, betterave) et algues (sous forme de tartare) régulièrement ajoutés à mon bol alimentaire, introduction des purées d’oléagineux
  • Jeûne intermittent 2 jours par semaine : pas de petit-déjeuner le lundi ni le mardi, pour laisser au système digestif le loisir de se reposer après les weekends – forcément un peu plus riches.

J’ai aussi été très attentive en parallèle à mon rythme de vie, encore plus précisément qu’auparavant :

  • Repos maximisé, oxygénation, exposition aux rayons du soleil hivernal
  • Horaires réguliers (repas, lever, coucher)
  • Exercice physique plus doux (yoga, marche et parfois course lente)
  • Ecoute du corps de manière générale : bâillements = coucher, satiété = arrêt du repas, langue chargée = nécessité de se détoxifier pendant quelques heures etc.

Je dois dire que le premier mois a été plutôt facile en termes de motivation : j’avais l’impression d’avoir enfin trouvé un moyen de guérir naturellement, je me sentais plutôt énergique, j’ai perdu 1 kg supplémentaire… mais assez difficile en termes de brouillard mental. Je me sentais encore souvent sous une « chape de plomb », sensation que l’on peut avoir après une insomnie ou un choc, récurrente et tenace. Mes analyses ne bougeaient pas d’un iota. La fatigue accumulée sur cette fin d’année se faisait également sentir.

Puis, j’ai eu un mini déclic : je n’ai soudainement plus eu mes règles. Ce qui ne m’a pas plu. Dans ma culture, c’est ce qu’on dit arriver aux anorexiques ! Et cela a coïncidé avec les fêtes de Noël durant lesquelles – même en ayant changé totalement de lifestyle vs Y-1 ou Y-2 – j’ai logiquement réintégré un peu plus de glucides « de bonne qualité ».

Mes règles sont alors revenues et avec elles l’envie d’être plus modérée. La clé étant en termes de santé – et j’en suis vraiment persuadée maintenant que je l’ai pleinement éprouvé – le ressenti. Je mange donc aujourd’hui beaucoup moins de sucres qu’il y a quelques mois (sous toutes ses formes) mais je reste tout de même très vigilante à ma consommation, j’ai identifié les signes de trop plein, d’addiction, de malaise et j’ai entièrement changé d’attitude vis à vis de mon corps. Je suis à son écoute. Je ne lutte pas contre lui… les barrières tombent.

Au même moment, j’ai lu avec grand intérêt La Méthode de France Guillain.

Son « miam’o fruits » (recette de petit déjeuner censé apporter quotidiennement au corps tous les nutriments essentiels au retour de la vitalité) m’a conquise. Ses bains dérivatifs (sous forme de bains de siège froids ou de poches de glace nomade) m’ont intriguée puisqu’ils prétendent lutter contre l’inflammation latente, dont je venais – au terme d’une longue et périlleuse enquête – d’être diagnostiquée.

Je décidai de tester ses préceptes avec discipline  : miam’o fruit 5 jours sur 7 – jeûne de petit-déjeuner le reste du temps, bains dérivatifs et soins à l’argile lorsque nécessaire (boutons, purification, en cataplasme pour un début de maux de gorge…). Voilà un nouveau mois que je suis dans cette phase de test avec enthousiasme, énergie, foi en la guérison et en la vie !

 

… Ne pas avoir d’idées préconçues. Essayer. Éprouver. Ressentir. Voilà ce que m’apprend tous les jours le combat contre la thyroïdite de Hashimoto. C’est une chance. Je réalise à quel point je n’en serai pas là si je n’avais pas découvert cette faille dans mon immunité.

Une quête du corps passionnante et sans fin. Sans règles fixes.

J’écoutais il y a quelques jours l’interview de la féministe Camille Emmanuelle par Lauren Bastide pour le podcast La Poudre.

Elle y installe la notion de « corps organique ». Qui se sent, qui se touche. A l’opposé d’une culture du corps si française, si intellectuelle, si pudique. Et en même temps émet des principes moraux durs, arrêtés sur certains sujets comme le port du voile ou la pratique des religions.

Je me suis rendue compte à cette occasion à quel point je suis attachée à la liberté de chacun face à ses ressentis, à son corps, à son mode de vie. A quel point je refuse les étiquettes, même sous le prétexte d’en dézinguer d’autres oldschool. A quel point je crois de plus en plus à l’importance de notre environnement dans nos opinions et nos comportements : dans quelle mesure il nous façonne. N’est-on pas en train de faire le lien entre certaines maladies dites « mentales » et des habitudes alimentaires et / ou des bactéries intestinales ?

Et si chacun faisait faisait faisait ce qui lui plaît plaît plaît… et si possible en accord avec la nature ?

 

L’âge des intestins : une nouvelle ère du ressenti grâce à la thyroïdite de Hashimoto ?

Ma première consultation (!) en naturopathie a été riche en enseignements.

Que Bruno Beausir ouvre grand ses écoutilles…

 

En plus du gluten et des produits laitiers, il me faudrait limiter drastiquement dans mon alimentation la classe entière des glucides, appelée plus trivialement « sucres » et présente dans de nombreux aliments. Les fruits sont sucrés (fructose), mais aussi les légumineuses / pommes de terre (amidon), toutes les céréales au sens large (blé, épeautre, orge mais aussi riz, avoine, millet, dérivés du maïs…), l’alcool et bien sûr les pâtisseries, produits industriels, boissons diverses directement enrichis en sucre blanc. M’en tenir à une seule portion par jour pourrait m’être bénéfique. Au lieu de deux ou trois minimum dans les faits aujourd’hui : avoine le matin, riz le midi, soupe de potiron le soir… Ces sucres – sans les diaboliser, tout est dans la modération – sont partout.

 

Produits laitiers, sucres mais aussi viande (produite dans des conditions « modernes » : nourrie au maïs et soignées aux antibiotiques) sont en effet pro-inflammatoires. Or il semblerait que mes – je serai tentée de dire « petits », réflexe révélateur pour la suite de cet article – soucis de santé depuis toujours : bronchite chronique, psoriasis, maladie auto-immune… et même trouble obsessionnel du comportement puissent être liés à un état d’inflammation plus ou moins latent et persistant.

 

Au double effet ventral :

  • Un intestin grêle malmené, en feu, rendu poreux… ce qui ouvre la voie à de nombreuses intrusions dans le milieu intérieur et met le système immunitaire aux aguets
  • Un gros intestin envahi de mauvaises bactéries, entrant dans le cercle vicieux du « sucre qui appelle le sucre » et provoquant des sautes d’humeur (voire d’autres troubles comportementaux, nous ne sommes qu’au début des recherches dans ce domaine).

 

Cela a été, pour résumer ma découverte, ma condition pendant vingt ans : entre mes 3 et mes 25 ans, des phénomènes et réactions d’inflammation ont pris le contrôle de mon corps (et de mon esprit ?).

 

Si les changements de mode de vie entrepris ces dernières années, et fortement accentués ces dernières semaines – arrêt du gluten, de la pilule contraceptive, de la cigarette, quasi arrêt de l’alcool et des produits laitiers – sont allés dans le bon sens, il me resterait donc à être davantage attentive à l’absorption de sucre sous toutes ses formes. En se bornant à une prise de glucides par jour, je diviserais tout de même par trois mes apports et devrais miser davantage sur les lipides (oléagineux, avocat, noix de coco, bonnes huiles) pour puiser mon énergie, sans infliger de double peine à mes intestins. Pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

 

Ce qui me frappe dans ce processus – 100% induit par la volonté de guérir d’une maladie auto-immune naturellement – c’est le changement de paradigme qui me paraît s’en dégager.

 

En proie à l’inflammation pendant de si nombreuses années à l’échelle de ma vie de jeune femme, j’avais des déconvenues certes, je souffrais d’un certain nombre de maux. Mais – et il faut le dire en anglais sans quoi cela ne résonne pas de la même manière – Who cared? Who gave a shit? J’entendais dire dans ma famille et à toutes les échelles de la société : “les gens qui s’écoutent trop ne sont capables de rien”. On était alors tout entièrement concentrés sur nos cerveaux. La volonté dominait le monde. Et peu importe que ce soit au prix de quelques démangeaisons, herpès labiaux ou reflux gastrique.

 

Nous sommes entrés dans l’âge des intestins. Dans lequel il nous faut entretenir une relation avec chacun d’entre eux. Si possible harmonieuse. Et mettre en sourdine la rumeur du cerveau, la faire taire, la mettre au second plan, via la méditation. Laisser enfin la part belle à nos ressentis et à notre souffle. Après des années d’oubli, de contrôle et de suffocation. Auxquelles seule la maladie aurait pu mettre fin en soulevant des interrogations. Bienvenue dans l’ère de l’indulgence, de la compassion envers soi-même. De nouvelles priorités. Et pourquoi pas de la réconciliation entre ventre et cerveau ?

Mesures et incertitudes : le long chemin de la guérison d’Hashimoto par voies naturelles

Deux longs mois après des résolutions de rentrée drastiques, l’heure est au bilan.

Les résolutions se sont tendues au fil des semaines, à la faveur d’une grippe ultra précoce survenue au mois de septembre. Clouée au lit, je prends conscience de manière encore plus aiguë du rôle fondamental de notre alimentation et de nos états psychologiques dans le maintien de notre santé et de notre bien-être.

Au-delà de l’arrêt que je peux maintenant qualifier d’historique du gluten (un an bientôt !), ce furent deux mois de nourriture quasi végétarienne (une exception toutes les deux semaines en moyenne, lorsque je ne pouvais pas faire autrement : œuf, poisson principalement… cadre professionnel ou restaurant), pratiquement sans produits laitiers (sauf beurre ou crème utilisés dans la cuisson de repas pris à l’extérieur), sans café, mais surtout huit semaines sans une goutte d’alcool ! Auxquelles il faut ajouter l’arrêt total de la consommation de cigarettes et la pratique renforcée du yoga et de la méditation, après un formidable voyage en Inde.

En un mot : Hashimoto est fourbe. Si mon corps s’est vu considérablement allégé, énergisé, dégonflé par ces mesures, mon esprit s’est d’abord agité avant de s’apaiser au prix de beaucoup de repos et de traitements ayurvédiques indiens – et mes analyses ont montré une recrudescence de la maladie via une TSH multipliée par deux vs. les niveaux auxquels j’avais réussi à me stabiliser. Pas de corrélation claire entre l’évolution chiffrée de la maladie et les facteurs extérieurs donc. Si ce n’est un lien direct au stress et à la fatigue, mentale plus que physique. Autre hypothèse : l’influence perturbatrice de l’arrêt de la pilule, malgré des cycles réguliers retrouvés immédiatement.

Prise d’incertitudes, j’ai décidé de faire appel au corps médical à nouveau, après un an et demi « d’automédication » en vue de s’affranchir du Levothyrox. En espérant des éclairages sur ce yo yo. Je consulterai cette fois un naturopathe spécialiste de l’auto-immunité, pas de médecine allopathique. Rapport d’expérience à venir d’ici la fin d’année.

Une lecture a été marquante au cours de cette nouvelle portion de chemin vers la guérison naturelle (semé d’embûches mais si enrichissant), celle de Santé Parfaite de Deepak Chopra. Cet ouvrage très didactique sur l’ayurvéda (science de la vie selon les indiens) est bourré de bon sens et d’enseignements. A dévorer.

Les recettes et routines qui m’ont accompagnées pendant cet automne-santé sont à retrouver sur : https://www.instagram.com/soigner.hashimoto/

Message d’espoir que cet article de novembre : la route continue, en y croyant dur comme fer.                                      Et j’irai jusqu’à dire en ayant changé ma perception de la vie toute entière.

 

Résolutions de rentrée anti-Hashimoto

Nouvelle année scolaire, S+1 !

L’occasion de quelques résolutions pour lutter encore un peu plus contre Hashimoto.

Bilan à début septembre : mes analyses sont stables, je suis passée à un demi cachet de Levothyrox dose initiale (50 mg) par jour – toujours sur des plaquettes de l’ancienne formule. Soit pas grand chose. L’été a été reposant et cède la place à de nouvelles envies.

THINK BIG

Cela fait quelques mois que dans mes démarches pour le rééquilibrage hormonal – qui impliquent une remise en question globale et l’application du bon sens des voies naturelles à à peu près tous les actes de la vie quotidienne, s’il fallait résumer – je me pose la question du rôle de la pilule contraceptive.

Comme beaucoup de jeunes femmes de ma génération, j’ai été « mise » sous pilule aux alentours de 15 ans – d’office en quelque sorte. Tolérant bien cet apport d’hormones, je n’ai jamais questionné cette habitude jusqu’à l’âge de 25 ans. Je suis alors trop frileuse pour me frotter à d’autres moyens de contraception : à l’époque le stérilet cuivre pour femmes n’ayant pas eu d’enfants ne fait pas encore fureur, les implants me paraissent égaler la pilule puisque je n’ai pas tendance à l’oublier et je ne me sens pas prête à tenter une seule protection via préservatifs. Je passe mon tour et continue gentiment de faire croire à mon corps qu’il est en gestation par pur confort je le confesse, pour éviter les désagréments de règles douloureuses et ne pas trop penser à ma « vie de femme ».

Pour avoir plus de part de cerveau libre pour quoi au juste ?

C’est la question que je me pose aujourd’hui. Après des semaines de prise de renseignements, d’appréhension, de demande d’ordonnance pour un stérilet cuivre… je décide finalement ce 1er septembre d’arrêter tout bonnement la prise de pilule. Au profit de l’application Natural Cycles dont j’ai lu le plus grand bien. Prise de température quotidienne donc – un geste matinal en remplace un autre – et utilisations de préservatifs quand l’iphone voit rouge soit 6 jours par mois en moyenne lorsque le corps a retrouvé son bon fonctionnement. Dans la perspective – enthousiaste – d’une régulation hormonale 100% naturelle et de cycles redevenus réguliers. « Contraception with no side effects ». A suivre.

THINK SMALL

  • Plus de trajets à vélo pour moins subir les couloirs-catacombes du métro parisien, se vider la tête et faire du sport et des économies. Quadruple effet bénéfique.
  • Une meilleure gestion du stress. Do not put too much pressure on myself. Take it easy. Stay positive. Pour le plus longtemps possible.
  • Des noix de coco fraîches et jeunes. Celles qui n’ont pas encore leur coquille brune poilue. Celle qui sont taillées en diamant. Pour leur eau pure et bourrée de micro nutriments restoratifs. Pour leur chair tendre et moins calorique que celle de leurs grandes soeurs les coco matures. Elles se trouvent en magasins asiatiques (pour ma part, je m’approvisionne à Marx Dormoy dans le 18e pour 2,50 euros pièce) ou en ligne (filière bio notamment).

  • Du pain sans gluten homemade. Le pain sans gluten de Naturalia ou pire « sous-vide » chez Monoprix, on n’en maîtrise pas exactement la composition, c’est hors de prix, ça sèche très vite etc. Test & learn d’apprentie boulangère : une machine à pain en bon état à 50 euros dégotée sur Le Bon Coin en deux temps trois mouvements. Rentabilisée en 5 pains, bien meilleurs que ceux du commerce. Et dont la longévité est également accrue.

THINK LONG TERM

Des habitudes qui se veulent pérennes. Et joyeuses.

Bonne rentrée !

Croire aux voies naturelles, récit d’un cheminement

Je peux le dire aujourd’hui et plus que jamais : je crois aux voies naturelles. Davantage qu’à la médecine allopathique qui traite les symptômes, non la cause. Utile, confortable, c’est un allié pour un mieux être de surface.

Deux périodes de ma vie m’ont conduite à ces convictions :

La plus récente a été mon passage chez Henri Chenot, pape de la detox dans son fief tyrolien de Merano. J’y ai effectué un stage un peu par hasard en 2011 puis travaillé à distance pendant un an, ayant noué des liens d’amitié avec la famille et leurs projets. Mes missions portaient sur le développement de cosmétiques mais mes découvertes les ont complètement transcendé : un nouveau monde s’est ouvert à moi. Celui de l’équilibre holistique du corps et de l’esprit : activité physique diversifiée (natation, course, marche, vélo), alimentation saine, soins du corps (hydrothérapie, massages énergétiques) et courts slots de detox (jeune, bouillons, repos). Un an plus tard, lorsque je commence à travailler à Paris, je complète ces enseignements d’un dernier volet : la pratique du yoga et, progressivement, de la méditation. Cette prise de conscience vieille de six années a littéralement changé le cours de mon existence. J’ai réalisé que je ne pouvais plus continuer à faire ingérer à mon corps des choses que je considérais comme industrielles ou peu nutritives au sens propre du terme (nutriments non-essentiels) : c’est de cette base dont il se sert pour faire fonctionner son métabolisme, régénérer ses cellules, penser même. Au final, cette expérience m’a reconnectée avec une forme de simplicité, de bon sens, d’essentialité.

 

La plus ancienne remonte à mes sept ans. Après quatre années de bronchite quasi ininterrompue, de prise d’antibiotiques et de corticoïdes systématique, de tests d’allergie et de dépistage d’asthme sans conclusion etc. mes parents m’emmènent consulter un homéopathe. Celui-ci est catégorique : il me “suffit” d’arrêter farines blanches, sucres raffinés, produits laitiers à chaque fois que l’infection se déclare. Il nous conseille du pain complet, plus de fruits et légumes. Les laits végétaux et le sans gluten n’ont pas encore la cote. Les crises s’espacent. L’énergie revient. Et avec elle la capacité à mieux respirer. CQFD. J’ai donc guéri une première fois par voies naturelles ! Cependant cette leçon a été épisodique : j’ai continué à ingérer produits industriels, lait, blé, sucre pendant de nombreuses années avant de revenir aux sources et de faire le lien entre tous mes désagréments de santé.

Pour plus d’informations :

  • ESPACE HENRI CHENOT

http://www.palace.it/en/

  • PIERRE MAUVEZIN

https://www.docvadis.fr/pierre-mauvezin/

Qu’est-ce que la thyroïdite d’Hashimoto ? Une tentative de synthèse

Previously : après une prise de poids conséquente et des lourdeurs, une sensation de fatigue, je suis diagnostiquée à 27 ans de la maladie auto-immune d’Hashimoto, touchant la glande thyroïde. Voici en quelques phrases une tentative de synthèse des marqueurs et du mécanisme de cette affection, découverte en 1912 par le docteur Hakuro Hashimoto dont elle tire son nom.

Au bout du compte, les anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline semblent être les seuls marqueurs de la thyroïdite d’Hashimoto. Je m’explique : lors de ma visite chez l’endocrinologue en août 2016, la TSH et les niveaux de T3 et T4, soit les taux usuels d’hormones thyroïdiennes contrôlés, entraient tout à fait dans les fourchettes de “normalité” (à prendre avec des pincettes car celles-ci évoluent régulièrement et sont différemment ressenties selon les organismes), malgré des symptômes d’hypothyroïdie.

C’est que la thyroïdite d’Hashimoto n’est pas un dysfonctionnement de la thyroïde à proprement parler. C’est pour commencer une défaillance du système immunitaire ou maladie auto-immune. Celle-ci se manifeste en premier lieu par une porosité de la barrière intestinale. L’intestin grêle devient perméable et laisse passer des substances qu’il devrait normalement filtrer au cours du processus de la digestion. En réaction à ces éléments étrangers se promenant en liberté dans notre sang, le corps émet des défenses. Ces défenses peuvent avoir une incidence sur d’autres tissus. C’est le cas des anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline. Ceux-ci détruisent progressivement la thyroïde, une glande en forme de papillon située à la base du cou, sous la pomme d’Adam et essentielle au bon fonctionnement de notre organisme car impliquée dans la régulation du métabolisme, de la température corporelle, de l’humeur, de la mémoire etc.

Comme toutes les glandes, la thyroïde fabrique des hormones. Deux types d’hormones exactement :  la T4 (thyroxine) et la T3 (triiodothyronine). La T4 est produite en grande quantité, elle sera transformée à l’intérieur des cellules en rT3 (dont l’essentiel repart dans la circulation sanguine), et en T3 qui est l’hormone active. Pour que les hormones thyroïdiennes soient sécrétées en fonction des besoins de l’organisme, l’hypophyse, une petite glande rattachée au cerveau et située à la base du crâne, fabrique une hormone régulatrice, qui agit  directement sur la thyroïde : la TSH (thyréostimuline). La TSH a pour rôle de stimuler la thyroïde lorsque le taux des hormones thyroïdiennes dans le sang vient à baisser. Lorsque le taux de T3 et T4 est trop élevé, la TSH est alors mise au repos. On parle d’hyperthyroïdie lorsque la thyroïde produit trop d’hormones, à l’inverse les hypothyroïdies résultent d’une production hormonale insuffisante.

Il n’est pas rare de constater, de pair avec la présence de ces anticorps (un seul type ou les deux), un certain gonflement de la thyroïde. Cela est dû au fait que, pour répondre à l’attaque à laquelle elle est soumise, la glande déploie dans un premier temps des cellules plus grosses pour essayer de résister. Avant d’être en partie détruite. Une thyroïde anormalement gonflée doit théoriquement pouvoir s’observer en buvant un verre d’eau face à un miroir, le cou légèrement penché en arrière. J’avoue n’avoir rien remarqué ou détecté dans mon cas, avant l’examen de l’endocrinologue.

Lutter contre Hashimoto, c’est donc réparer la barrière intestinale en premier lieu (sa population bactérienne et sa mécanique). En d’autres termes, redonner les moyens au corps de traiter correctement la nourriture ingérée : afin d’arrêter le processus auto-immun d’une part mais aussi de lui permettre d’absorber correctement les nutriments nécessaires, d’autre part, à son rétablissement.

Il peut également être utile, en parallèle, de booster les fonctions thyroïdiennes, de surveiller le bon fonctionnement des glandes surrénales et de vérifier que l’on n’est pas sujet à des parasites ou des infections virales.

En une phrase : la thyroïdite d’Hashimoto semble être la résultante d’une combinaison détonante de facteurs complexes dont le plus important reste un dysfonctionnement au niveau de l’intestin, la plupart du temps favorisé par la nourriture ingérée.

Ainsi, nous apprenons que le premier pas vers la guérison consiste en un changement de style de vie (et en particulier d’alimentation) en vue de tenter de réparer la barrière intestinale.

A lire pour en apprendre davantage, les ouvrages très pragmatiques et structurés de :

  • Giulia Enders, Le charme discret de l’intestin
  • Izabella Wentz, Hashimoto’s: the root cause.

Comment j’ai été diagnostiquée de la thyroïdite d’Hashimoto

Au printemps dernier, à l’âge de 27 ans, je traverse soudainement une phase de grande fatigue physique. Mon corps me pèse, mon visage gonfle, ma poitrine et mon ventre enflent… Au bout de quelques semaines de « mou », je trouve cela assez vite anormal : je suis de constitution plutôt sèche et énergique, je n’ai rien changé à ma nourriture ni à mes habitudes sportives. Et pourtant, sur la balance, lors d’une banale visite chez mon médecin généraliste : +7kg !

J’en sors un peu ahurie. Je n’ai jamais pesé aussi lourd… Je fais un test de grossesse, puis deux. Rien à signaler.

Réflexe primaire : j’en touche un mot à ma mère, qui me conseille d’aller consulter un endocrinologue. Je passe à l’acte au cœur de l’été.

Le spécialiste me questionne et va chercher directement du côté de ma thyroïde, la palpe. Il est formel : « il y a quelque chose ». S’ensuit une batterie de tests sanguins et une échographie de la glande en question. Pas de nodules (sorte d’excroissances) mais un gonflement notable. Quant aux analyses, elles révèlent un taux d’anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline* anormalement élevés. Voilà les marqueurs de la maladie auto-immune dite thyroïdite d’Hashimoto.

La prescription du médecin « traditionnel » est la suivante :

  • Une prise du médicament Levothyrox à vie à raison de 50 mg / jour pour commencer
  • Un régime tout droit sorti des années 1990 – fromage blanc 0%, haricots verts vapeur – pour tenter de perdre les kilos superflus, sans garantie de réussite
  • Une nouvelle prise de sang six semaines plus tard pour vérifier que le dosage d’hormones est à peu près bon et – hop – retour dans la nature !

Je reste perplexe, je me sens comme expédiée. Je pense aux scandales médicaux liés aux médicaments comme le Mediator. Et lance quelques recherches frénétiques sur Google.

Serait-il possible, en 2016, qu’il n’existe d’autre solution que de prendre des hormones thyroïdiennes en cachet à vie pour suppléer un dysfonctionnement de la thyroïde (et, à termes, l’endormir totalement) ? S’il semble que cette maladie auto-immune est en pleine expansion, quelles en sont les véritables causes ?

Étonnamment, je trouve très peu d’informations concernant les vraies questions que je me pose. A commencer par celle-ci : comment guérir Hashimoto par voies naturelles ?

Voici, en quelques mots, la genèse de ce site-témoignage.

*Taux constatés en août 2016 :

  • AC ANTI-THYROPEROXYDASE 166
  • AC ANTI-THYROGLOBULINE 286