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Ce que j’ai entrepris en 2017 : vers la guérison de la thyroïdite d’Hashimoto ?

A partir de janvier 2017, j’ai mis en place un certain nombre de chantiers à long terme visant à guérir définitivement de la thyroïdite d’Hashimoto (et, accessoirement, à mieux vivre !). Ceux-ci sont la synthèse de ce que j’ai pu apprendre sur internet et dans les livres à ce sujet.

Voici une liste exhaustive de mon plan d’action :

L’arrêt complet du gluten afin de réparer durablement la barrière intestinale.
Pour remplacer pain, pâtes et gâteaux j’ai opté pour :
1. Des pains sans gluten trouvés chez Naturalia ou au Retour à la Terre (Biocoop) : pains de sarrasin, de quinoa, de châtaigne, de riz… pas la même texture, le même goût ni le même prix : à tester pour déterminer ses préférences personnelles.
2. Du riz semi-complet et complet (de camargue et thai) ainsi que du quinoa, comme base de salades ou bols composés par exemple, ou accompagnement de poissons et de viandes.
3. Du chocolat noir 70% et des dattes, abricots secs, noix, amandes… comme sucreries lorsque nécessaire.
Pas de produits industriels dans lesquels pourrait se trouver du gluten « caché » (farine de blé épaississante pour sauces etc.).

Une limitation drastique des produits laitiers pour une meilleure digestion.
Généralement, cela se limite à un yaourt le matin. De brebis, de chèvre ou de coco la plupart du temps.
Pas de lait mais quelques yaourts ou fromages, très peu de lait de vache.

Au-delà de ces mesures alimentaires précises, une alimentation la plus saine et la plus variée possible.
Des produits frais, bio, artisanaux. Les moins enrichis en EXXX…
Prendre le réflexe de lire les compositions en diagonale. Pas de sucres ajoutés, de conservateurs etc.
Beaucoup de fait maison et de fruits et légumes. Notamment au travers de jus fraîchement mixés.

Une activité physique très régulière et diversifiée.
Cela faisait déjà plusieurs années que je pratiquais régulièrement course à pied, yoga, natation, squash etc.
Je me suis astreinte à une discipline sportive plus réglée encore en essayant, dans la mesure du possible, de pratiquer 2 à 3 sports différents par semaine : une session de jogging, une séance cardio de vélo en salle, un cours de yoga, un passage à la piscine… Je m’efforce également de marcher ou de prendre le velib dès que je le peux.

Un meilleur repos et un sommeil optimisé.
Moins d’alcool. Plus d’heures de sommeil. Du repos forcé le weekend. Afin de permettre au corps (et à l’esprit) de récupérer. Du soleil dès que possible aussi. Pour un plein de vitamine D.

Des compléments alimentaires ciblés.
En tout début d’année, pour préparer et accompagner mon changement de lifestyle, j’ai procédé à une « remise à zéro des compteurs » via 2 jours de jeûne (avec eau) suivi de 1 jour de monodiète pomme et 1 jour de fruits et légumes uniquement. Pendant cette detox, je prenais des compléments alimentaires destinés à favoriser l’élimination et à booster les fonctions hormonales proposés par le site Regenere. J’ai également aidé mon système digestif à repartir correctement avec du psyllium (lubrifiant végétal des intestins) et des massages du ventre et cataplasmes à l’huile de ricin.
A l’issue de cette période de transition, j’ai alterné plusieurs cures pour soutenir mes démarches. Du sélénium (oligo-élément modulateur des réponses immunitaires et anti-inflammatoires), de l’ashwagandha (ginseng indien, plante puissante de la médecine ayurvédique, booster général qui stimule en particulier la thyroïde), du zinc (censé également renforcer le système immunitaire), des complexes destinés à rétablir la barrière intestinale (Lactibiane et Perméaline de Pileje).

J’ai procédé très récemment à des analyses précises de mes micro-nutriments dans le but de mieux doser ces compléments et de comprendre ce qui est et sera vraiment utile à mon métabolisme.

Une réduction draconienne de ma consommation de tabac.
Je suis passée de 3 à 4 cigarettes par jour à 3 à 4 cigarettes par semaine en moyenne.

De l’apaisement du mental, via la méditation.
Sensibilisée par le yoga, j’ai tenté de ritualiser la méditation, aidée par une application mobile (Petit Bambou). Une session de 20 minutes le matin, répétée 5 jours sur 7. En mobilité lorsque je suis en déplacement : dans le train ou l’avion, à l’hôtel. Cela constitue une pause salvatrice dans l’enchaînement des tâches, des pensées et des jours ! Même s’il n’est pas toujours facile d’être régulière sur la durée… Après quelques mois de pratique, j’aimerais me tourner vers une méditation non-guidée. En musique peut-être puis silencieuse. Un séjour en Inde à l’automne devrait m’aider à approfondir ma pratique.

Des analyses régulières, pour tracer les progrès et comprendre comment réguler la prise de médicaments.
J’ai divisé ma dose de Levothyrox par 2 au bout de quelques semaines : je suis passée de 50 mg jour à 25 (1/2 cachet). Cela a été rendu possible par des prises de sang mensuelles qui m’ont rassuré sur ma capacité à rentrer dans les fourchettes sans la prise d’un cachet complet.

En l’espace de six mois de ce lifestyle, voici un récapitulatif des ressentis et premiers résultats constatés :
– Une peau plus saine, moins d’imperfections
– Une digestion améliorée, un bon transit, une sensation de fatigue réduite et un ventre plat
– Un meilleur système immunitaire : moins fréquemment malade, moins de boutons de fièvre…
– Plus de tonus, notamment musculaire, davantage d’endurance
– Une motivation accrue et plus constante, un bon moral !

Liens utiles :
https://www.youtube.com/watch?v=szZsPZjZ3lc
https://www.valpiform.com/fiches-cuisine/liste-de-courses-sansgluten/
https://leretouralaterre.fr/
http://regenere.org/
http://www.supersmart.com/
http://www.pileje-micronutrition.fr/
https://www.petitbambou.com/

Croire aux voies naturelles, récit d’un cheminement

Je peux le dire aujourd’hui et plus que jamais : je crois aux voies naturelles. Davantage qu’à la médecine allopathique qui traite les symptômes, non la cause. Utile, confortable, c’est un allié pour un mieux être de surface.

Deux périodes de ma vie m’ont conduite à ces convictions :

La plus récente a été mon passage chez Henri Chenot, pape de la detox dans son fief tyrolien de Merano. J’y ai effectué un stage un peu par hasard en 2011 puis travaillé à distance pendant un an, ayant noué des liens d’amitié avec la famille et leurs projets. Mes missions portaient sur le développement de cosmétiques mais mes découvertes les ont complètement transcendé : un nouveau monde s’est ouvert à moi. Celui de l’équilibre holistique du corps et de l’esprit : activité physique diversifiée (natation, course, marche, vélo), alimentation saine, soins du corps (hydrothérapie, massages énergétiques) et courts slots de detox (jeune, bouillons, repos). Un an plus tard, lorsque je commence à travailler à Paris, je complète ces enseignements d’un dernier volet : la pratique du yoga et, progressivement, de la méditation. Cette prise de conscience vieille de six années a littéralement changé le cours de mon existence. J’ai réalisé que je ne pouvais plus continuer à faire ingérer à mon corps des choses que je considérais comme industrielles ou peu nutritives au sens propre du terme (nutriments non-essentiels) : c’est de cette base dont il se sert pour faire fonctionner son métabolisme, régénérer ses cellules, penser même. Au final, cette expérience m’a reconnectée avec une forme de simplicité, de bon sens, d’essentialité.

 

La plus ancienne remonte à mes sept ans. Après quatre années de bronchite quasi ininterrompue, de prise d’antibiotiques et de corticoïdes systématique, de tests d’allergie et de dépistage d’asthme sans conclusion etc. mes parents m’emmènent consulter un homéopathe. Celui-ci est catégorique : il me “suffit” d’arrêter farines blanches, sucres raffinés, produits laitiers à chaque fois que l’infection se déclare. Il nous conseille du pain complet, plus de fruits et légumes. Les laits végétaux et le sans gluten n’ont pas encore la cote. Les crises s’espacent. L’énergie revient. Et avec elle la capacité à mieux respirer. CQFD. J’ai donc guéri une première fois par voies naturelles ! Cependant cette leçon a été épisodique : j’ai continué à ingérer produits industriels, lait, blé, sucre pendant de nombreuses années avant de revenir aux sources et de faire le lien entre tous mes désagréments de santé.

Pour plus d’informations :

  • ESPACE HENRI CHENOT

http://www.palace.it/en/

  • PIERRE MAUVEZIN

https://www.docvadis.fr/pierre-mauvezin/

Qu’est-ce que la thyroïdite d’Hashimoto ? Une tentative de synthèse

Previously : après une prise de poids conséquente et des lourdeurs, une sensation de fatigue, je suis diagnostiquée à 27 ans de la maladie auto-immune d’Hashimoto, touchant la glande thyroïde. Voici en quelques phrases une tentative de synthèse des marqueurs et du mécanisme de cette affection, découverte en 1912 par le docteur Hakuro Hashimoto dont elle tire son nom.

Au bout du compte, les anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline semblent être les seuls marqueurs de la thyroïdite d’Hashimoto. Je m’explique : lors de ma visite chez l’endocrinologue en août 2016, la TSH et les niveaux de T3 et T4, soit les taux usuels d’hormones thyroïdiennes contrôlés, entraient tout à fait dans les fourchettes de “normalité” (à prendre avec des pincettes car celles-ci évoluent régulièrement et sont différemment ressenties selon les organismes), malgré des symptômes d’hypothyroïdie.

C’est que la thyroïdite d’Hashimoto n’est pas un dysfonctionnement de la thyroïde à proprement parler. C’est pour commencer une défaillance du système immunitaire ou maladie auto-immune. Celle-ci se manifeste en premier lieu par une porosité de la barrière intestinale. L’intestin grêle devient perméable et laisse passer des substances qu’il devrait normalement filtrer au cours du processus de la digestion. En réaction à ces éléments étrangers se promenant en liberté dans notre sang, le corps émet des défenses. Ces défenses peuvent avoir une incidence sur d’autres tissus. C’est le cas des anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline. Ceux-ci détruisent progressivement la thyroïde, une glande en forme de papillon située à la base du cou, sous la pomme d’Adam et essentielle au bon fonctionnement de notre organisme car impliquée dans la régulation du métabolisme, de la température corporelle, de l’humeur, de la mémoire etc.

Comme toutes les glandes, la thyroïde fabrique des hormones. Deux types d’hormones exactement :  la T4 (thyroxine) et la T3 (triiodothyronine). La T4 est produite en grande quantité, elle sera transformée à l’intérieur des cellules en rT3 (dont l’essentiel repart dans la circulation sanguine), et en T3 qui est l’hormone active. Pour que les hormones thyroïdiennes soient sécrétées en fonction des besoins de l’organisme, l’hypophyse, une petite glande rattachée au cerveau et située à la base du crâne, fabrique une hormone régulatrice, qui agit  directement sur la thyroïde : la TSH (thyréostimuline). La TSH a pour rôle de stimuler la thyroïde lorsque le taux des hormones thyroïdiennes dans le sang vient à baisser. Lorsque le taux de T3 et T4 est trop élevé, la TSH est alors mise au repos. On parle d’hyperthyroïdie lorsque la thyroïde produit trop d’hormones, à l’inverse les hypothyroïdies résultent d’une production hormonale insuffisante.

Il n’est pas rare de constater, de pair avec la présence de ces anticorps (un seul type ou les deux), un certain gonflement de la thyroïde. Cela est dû au fait que, pour répondre à l’attaque à laquelle elle est soumise, la glande déploie dans un premier temps des cellules plus grosses pour essayer de résister. Avant d’être en partie détruite. Une thyroïde anormalement gonflée doit théoriquement pouvoir s’observer en buvant un verre d’eau face à un miroir, le cou légèrement penché en arrière. J’avoue n’avoir rien remarqué ou détecté dans mon cas, avant l’examen de l’endocrinologue.

Lutter contre Hashimoto, c’est donc réparer la barrière intestinale en premier lieu (sa population bactérienne et sa mécanique). En d’autres termes, redonner les moyens au corps de traiter correctement la nourriture ingérée : afin d’arrêter le processus auto-immun d’une part mais aussi de lui permettre d’absorber correctement les nutriments nécessaires, d’autre part, à son rétablissement.

Il peut également être utile, en parallèle, de booster les fonctions thyroïdiennes, de surveiller le bon fonctionnement des glandes surrénales et de vérifier que l’on n’est pas sujet à des parasites ou des infections virales.

En une phrase : la thyroïdite d’Hashimoto semble être la résultante d’une combinaison détonante de facteurs complexes dont le plus important reste un dysfonctionnement au niveau de l’intestin, la plupart du temps favorisé par la nourriture ingérée.

Ainsi, nous apprenons que le premier pas vers la guérison consiste en un changement de style de vie (et en particulier d’alimentation) en vue de tenter de réparer la barrière intestinale.

A lire pour en apprendre davantage, les ouvrages très pragmatiques et structurés de :

  • Giulia Enders, Le charme discret de l’intestin
  • Izabella Wentz, Hashimoto’s: the root cause.

Comment j’ai été diagnostiquée de la thyroïdite d’Hashimoto

Au printemps dernier, à l’âge de 27 ans, je traverse soudainement une phase de grande fatigue physique. Mon corps me pèse, mon visage gonfle, ma poitrine et mon ventre enflent… Au bout de quelques semaines de « mou », je trouve cela assez vite anormal : je suis de constitution plutôt sèche et énergique, je n’ai rien changé à ma nourriture ni à mes habitudes sportives. Et pourtant, sur la balance, lors d’une banale visite chez mon médecin généraliste : +7kg !

J’en sors un peu ahurie. Je n’ai jamais pesé aussi lourd… Je fais un test de grossesse, puis deux. Rien à signaler.

Réflexe primaire : j’en touche un mot à ma mère, qui me conseille d’aller consulter un endocrinologue. Je passe à l’acte au cœur de l’été.

Le spécialiste me questionne et va chercher directement du côté de ma thyroïde, la palpe. Il est formel : « il y a quelque chose ». S’ensuit une batterie de tests sanguins et une échographie de la glande en question. Pas de nodules (sorte d’excroissances) mais un gonflement notable. Quant aux analyses, elles révèlent un taux d’anticorps anti-thyroperoxydase et anti-thyroglobuline* anormalement élevés. Voilà les marqueurs de la maladie auto-immune dite thyroïdite d’Hashimoto.

La prescription du médecin « traditionnel » est la suivante :

  • Une prise du médicament Levothyrox à vie à raison de 50 mg / jour pour commencer
  • Un régime tout droit sorti des années 1990 – fromage blanc 0%, haricots verts vapeur – pour tenter de perdre les kilos superflus, sans garantie de réussite
  • Une nouvelle prise de sang six semaines plus tard pour vérifier que le dosage d’hormones est à peu près bon et – hop – retour dans la nature !

Je reste perplexe, je me sens comme expédiée. Je pense aux scandales médicaux liés aux médicaments comme le Mediator. Et lance quelques recherches frénétiques sur Google.

Serait-il possible, en 2016, qu’il n’existe d’autre solution que de prendre des hormones thyroïdiennes en cachet à vie pour suppléer un dysfonctionnement de la thyroïde (et, à termes, l’endormir totalement) ? S’il semble que cette maladie auto-immune est en pleine expansion, quelles en sont les véritables causes ?

Étonnamment, je trouve très peu d’informations concernant les vraies questions que je me pose. A commencer par celle-ci : comment guérir Hashimoto par voies naturelles ?

Voici, en quelques mots, la genèse de ce site-témoignage.

*Taux constatés en août 2016 :

  • AC ANTI-THYROPEROXYDASE 166
  • AC ANTI-THYROGLOBULINE 286